Le Colonel Bohm

Dans un précédent article, j’ai évoqué le personnage du colonel Bohm, beau-frère de Johan Kuhlman et qui m’a permis d’identifier précisément le nom original de l’épouse de ce dernier, Gertrud van Sypesteyn et sœur de Cornelia, mariée à Bohm.

Le Colonel Jacob Larssons Bohm (1601-1643), beau-frère de Johan Kuhlman. Dessin faisant partie du livret de Fritz Knack (Festschrift 600 Jahre Jacobshagen) édité en 1936.

Jacob Larsson Bohm est né le 27 février 1601 à Örebro, en Suède. Officier de carrière au service de la couronne suédoise pendant la guerre de Trente Ans, il est mentionné dans les sources contemporaines sous plusieurs orthographes — Boom, Baum, Bhoom — avant que sa veuve ne fixe définitivement la graphie Bohm sur l’épitaphe qu’elle lui consacre. Son nom figure dans les Rullors, les registres militaires des armées suédoises, aux côtés de celui du lieutenant-colonel Johan Kuhlman (1604–1648), dont il est le beau-frère : Kuhlman a en effet épousé Gertrud van Sypesteyn, sœur de Cornelia, l’épouse de Bohm. Les deux hommes servent dans le même régiment et cette solidarité militaire se double d’une alliance familiale scellée par les deux sœurs hollandaises.

Le personnage du colonel Bohm est associé à un épisode tragique : L’incendie de Stargard. J’aurai l’occasion dans un prochain article d’y revenir plus longuement. Cet incendie s’inscrira durablement dans la mémoire collective de Stargard. En 1735, lors du centenaire, une série de sermons et de discours le commémore. Puis lors de la reconstruction de l’église Sainte-Marie, un vitrail représentant l’incendie et la colombe blanche est commandé à l’atelier Rudolf et Otto Linnemann de Francfort-sur-le-Main — vitrail qui sera détruit plus tard en 1945.

Huit ans après l’incendie de Stargard, Jacob Larsson Bohm refait surface dans les archives avec une nomination officielle. Le 3 mars 1643, Johann Oxenstierna, fils du grand chancelier Axel von Oxenstierna et Légat plénipotentiaire de Suède en Allemagne, le désigne comme commandant du château et juge (Burghauptmann und Burgrichter) à Saatzig (Szadzko). Il s’agit d’une charge civile et judiciaire attachée à la gestion du domaine local : Bohm perçoit 60 florins par an pour sa fonction judiciaire et 100 florins en lieu et place d’un logement, le tout prélevé sur les revenus du domaine.

Cinq mois à peine après cette nomination, lors d’un inventaire du domaine de Saatzig et de ses villages dépendants, Bohm est harcelé verbalement de façon répétée par Balthasar Schwanenthal, secrétaire de campagne du général-major Carl Gustav Wrangel. Bohm refuse le duel à plusieurs reprises — sa femme Cornelia est malade, ses enfants en bas âge, et sa fonction lui impose une retenue que son tempérament militaire rend difficile à tenir. Au petit matin du 9 août 1643, Schwanenthal se rend à Marienfließ, dans les jardins du presbytère du domaine. Bohm s’y trouve également pour remettre des courriers destinés au chancelier Oxenstierna. La provocation reprend ; cette fois, le duel est inévitable. Dans le combat, Bohm perd son épée — sa main droite était invalide depuis une blessure de campagne antérieure. Désarmé, il reçoit un coup d’estocade « entre la rate et l’estomac », mortel selon le diagnostic du médecin présent.

Depuis son lit de mort, Bohm dicte sa dernière lettre à Axel von Oxenstierna, suppliant le chancelier de protéger Cornelia et leurs quatre enfants et de leur maintenir la jouissance du domaine de Gutschkow, seul bien qui leur permettrait de survivre à sa mort. La lettre est datée du 10 août 1643. Les sources polonaises et allemandes indiquent que Bohm meurt ce même jour ; le Riksarkivet de Stockholm mentionne pour sa part indique comme date de sa mort le 11 septembre 1643 — un mois de plus, peut-être le temps d’une longue agonie.

La suite dans un prochain épisode…

Sources : Professeur Marcin Majewski (Musée de Stargard) · Fritz Knack (Festschrift 600 Jahre Jacobshagen) · Etienne Laude-Kuhlman (La véritable saga des Kuhlman)

Les Kuhlman de Finlande

Si la branche Kuhlman dont je descends, a eu le parcours le plus chahuté (Ingrie, Allemagne du Nord, Suède puis Algérie), les descendants de Peter (vers 1600- 1651) émigreront en Finlande dès la fin du XVIIe siècle et y resteront. C’est cette branche que je veux ici évoquer, une branche dont descend un des principaux personnages historiques de Finlande.

D’après l’étude d’Henrik Borgström, Genos 24 (1953), pp. 96-107, complété par mes recherches personnelles et documents d’archives retrouvés.

Une noblesse d’épée aux confins de l’Empire du Nord

Au XVIIe siècle, l’Empire suédois étend son emprise sur la Baltique, l’Ingermanland, la Finlande et la Poméranie. C’est dans ce vaste espace militaire et administratif que s’inscrit l’histoire de la famille Kuhlman — une famille d’officiers, de cavaliers et de propriétaires terriens dont la destinée finlandaise, parfois méconnue, mérite d’être retracée avec précision. L’étude généalogique d’Henrik Borgström, publiée en 1953 dans la revue Genos, constitue à ce jour la source la plus rigoureuse sur le sujet. Elle corrige de nombreuses erreurs des généalogies antérieures (Elgenstierna, 1928 ; Jully Ramsay) et laisse ouverts quelques points encore obscurs — ce qui lui confère toute son honnêteté intellectuelle.

Tout commence au début du XVIIe siècle en Poméranie, dans le domaine de Jamawitz, dont Johan Kuhlman est le seigneur. Il épouse Hedvig Focken, originaire de Livonie, dont le grand-père était patricien à Lübeck — un détail qui a son importance. De cette union naissent trois fils :

• Peter Kuhlman — anobli en 1649, fondateur de la branche finlandaise ;
• Johan Kuhlman — lieutenant-colonel, mort avant 1648, dont les enfants seront anoblis conjointement avec Peter (la branche Suédo-Algérienne puis Française);
• Gerhard Kuhlman — né en 1609, lieutenant-colonel, mort en 1637, sans descendance notable connue.

Peter Kuhlman : le fondateur de la lignée finlandaise

Peter Kuhlman était le fils de Johan de Jamawitz et frère du lieutenant-colonel Johan Kuhlman. Peter, major, est anobli le 20 juillet 1649 — conjointement avec les enfants de son frère Johan, décédé peu avant. Dès 1648, il reçoit le domaine de Raikova (dit aussi Flatenbergs hof) ainsi que le village du même nom, situés dans la partie occidentale du comté de Koporie, en Ingermanland. Il y décède le 20 décembre 1651. Sa veuve, Elisabeth Wolffelt — qui avait été mariée en premières noces à un capitaine Buttler — reçoit en 1664 la confirmation de la succession de son mari en Finlande : cinq fermes dans la paroisse de Tyrvis, ainsi que des propriétés dans les villages de Kurkela, Vännilä, Huhti et Koskis dans la paroisse de Wesilaks. La lettre royale de 1664 précise que le don est effectué en raison des services de « son défunt mari et de ses fils ». Borgström note que la lettre ne dit pas « leurs fils », ce qui pourrait laisser entendre que parmi les 7 fils d’Elisabeth Wolffelt alors en vie (dont 5 survivants), certains étaient peut-être issus du premier mariage avec le capitaine Buttler. Ce doute sur la paternité de certains des fils de Peter n’est pas levé par le document. De Peter et Elisabeth naissent au moins : Magnus Johan, Henrik, Dorothea (épouse du conseiller de Narva Petter Küster) — et possiblement d’autres enfants listés par Ramsay : Berndt, Benedikt, Gerhard, Hans Jacob (ces deux derniers avec un point d’interrogation car ils pourraient être les fils de Johan).

Un cas épineux : Gerhard Henrik, fils de Peter… ou de Johan ?

Parmi les fils attribués à Peter par Jully Ramsay figure un certain Gerhard — que les documents désignent systématiquement comme Gerhard Henrik Kuhlman, voire Gerhard Henrik von Kuulman ou tout simplement Henrik. Son parcours est remarquable :
• En 1661, il est enrôlé comme enseigne dans le régiment du commandant Henrik Fock.
• En 1668, il reçoit un passeport du lieutenant-colonel Henrik Fock à Turku et est expédié vers Lübeck — la ville d’origine de sa famille maternelle, rappelons-le.
• En 1672, on le retrouve établi dans un village de Wesilaks, en Finlande.
• En 1675, il est cornet au service d’armurerie de la noblesse en Ingermanland.

Borgström soulève ici un doute fondamental. Un document d’archive — le Tribunal de la juridiction d’Ikalis (1672) — désigne Gerhard Henrik comme « un parent du Major Magnus Johan Kuhlman ». Or en suédois du XVIIe siècle, le terme « parent » (frände) ne s’emploie pas pour désigner un frère. Si Gerhard Henrik avait été un frère de Magnus Johan — donc un autre fils de Peter — on l’aurait désigné comme « frère » sans ambiguïté. Borgström conclut donc que Gerhard Henrik n’est vraisemblablement pas un fils de Peter, contrairement à l’affirmation de Ramsay, mais probablement un fils du lieutenant-colonel Johan Kuhlman, l’autre branche — ce qui ferait de lui un cousin de Magnus Johan et Henrik, et non leur frère. Dans le tableau généalogique (Tab. 7), Borgström l’inscrit parmi les fils de Johan avec un point d’interrogation explicite : « ? Gerhard Henric ».

C’est ici que le document d’archives que j’ai récemment retrouvé et acquis aux enchères fin 2025, prend toute son importance car il prouve que c’est lui qui retournera d’abord à Lübeck puis Gadebush en Allemagne du Nord où naitront ses trois fils, Joachim Adolph (1690-1741), Johan (1692-1757) et Heinrich (1693-1765). Joachim Adolph sera le premier Kuhlman a venir s’installer à Norrköping en 1723 bientôt suivi par Heinrich (arrière grand-père de Josef parti en Algérie en 1841) trois ans plus tard. Johan quant à lui fera une longue carrière dans l’armée et participera, entre autres conflits, à la bataille de Gadebush en 1712 avant de s’installer à Stockholm. J’aurais bientôt l’occasion d’évoquer ce personnage intéressant.

Dans le document retrouvé, Henric est clairement indiqué comme le jeune fils de Johan (1600-1649).

Extrait de la patente nobiliaire de la famille Kuhlman (n°467). Collection personnelle de l’auteur.
Le voyage de 1668 et la branche de Norrköping

Ce voyage vers Lübeck en 1668 — ville où la famille avait des attaches depuis la génération des grands-parents — marque un tournant décisif. C’est en effet ce Gerhard Henrik (ou Henrik) qui, retournant vers la sphère germano-baltique à partir de Lübeck, est à l’origine de la branche familiale de Norrköping, établie en Suède proprement dite. Le document de Borgström mentionne d’ailleurs explicitement qu’une famille Kuhlman est censée descendre de l’un des deux frères Kuhlman » en Suède — sans que les généalogies antérieures aient pu en établir la filiation précise. La route Turku–Lübeck–Norrköping de Gerhard Henrik constitue le chaînon manquant de cette branche suédoise.

Magnus Johan et Henrik : deux frères, deux destins en Finlande

Magnus Johan Kuhlman (†1675) :

Magnus Johan, fils de Peter, chambellan du comte Gabriel Bengtsson Oxenstjerna, est promu major le 18 mars 1670 au sein du régiment de cavalerie du comté d’Uusimaa et Hämeenlinna. Dès 1661, il reçoit en donation neuf propriétés dans la paroisse de Kulsiala : trois à Mälkiäis (manoir), trois à Ruotsula, trois à Vuolijoki, ainsi que des fermes à Wesilaks et à Tyrvis. Il s’installe à Kurkela (Wesilaks) dans les années 1660, puis possède également le manoir Halmeenmäki (1663–1675). Il est marié à Margaretha Pistolhielm, décédée avant lui. Magnus Johan meurt le 14 juin 1675 — sans femme ni héritier mâle en vie. Ses propriétés retournent aussitôt à la Couronne. Ce fait est capital : il prouve qu’il ne peut pas être le père de Gerhard Fredrik et Didrik, contrairement à ce qu’affirment toutes les généalogies antérieures.

Henrik Kuhlman (†1693/1694) :

Son frère Henrik, dit « de Flattenberg et Mälkiäis », récupère la situation avec habileté. Grâce à une stratégie de négociation bien documentée avec la Couronne suédoise — le roi offrant officiellement les domaines « en considération de ses longs et loyaux services » tout en reconnaissant sa « relation étroite avec le titulaire précédent » — Henrik obtient le 14 juin 1675 la donation des fermes de son frère défunt : trois à Mälkiäis, trois à Vuolijoki, et une ferme à Tyrvis. Il avait lui-même combattu en Pologne sous Karl X Gustaf. Henrik se marie deux fois : avant 1648 avec une première épouse non identifiée, puis en 1682 avec Brita Pistolhielm (veuve d’Anders Stålhana et du lieutenant-colonel Johan Beck). Il décède en 1693. Son corps est d’abord inhumé à Tyrväntö, puis transféré le 2 décembre 1694 à l’église de Tuusula, ville d’origine de son épouse — où ses armoiries sont encore visibles aujourd’hui.

Les doutes de Borgström : une généalogie à réviser

L’un des apports majeurs de l’étude est de remettre en cause de nombreuses certitudes antérieures. Voici l’ensemble des incertitudes identifiées :

① Gerhard Fredrik et Didrik : fils de Magnus Johan ou d’Henrik ? Toutes les généalogies présentaient le major Magnus Johan comme leur père. Or à sa mort il n’avait aucun héritier — ses biens revinrent à la Couronne. Borgström établit qu’ils sont en réalité fils d’Henrik (premier mariage avant 1648 avec une personne inconnue). Il reconnaît cependant que « ces questions nécessitent encore une enquête plus approfondie ».
② L’épouse de Gerhard Fredrik : Stålhane ou Pistolhielm ? Elgenstierna et Ramsay donnaient Elisabeth Stålhane comme épouse de Gerhard Fredrik. Borgström prouve, grâce au rôle général du régiment de Nyland (1712) et à la lettre de Gustava Borgström, que sa veuve était Elisabeth Pistolhielm. C’est Elisabeth Stålhane qui était l’épouse de son frère Didrik.
③ Didrik Fredrik : fils de Gerhard Fredrik ou de Didrik ? Les généalogies le donnaient unanimement comme fils de Gerhard Fredrik. Borgström démontre qu’il est fils de Didrik — via le tribunal d’hiver d’Urdiala (1726), les livres de communion de Tyrväntö, et un argument successoral décisif : à la mort d’Elisabeth Juliana Kuhlman en 1742, sa seule héritière était sa sœur Anna Beata — si Didrik Fredrik avait été leur frère, ses enfants auraient eu un droit d’héritage, ce qui ne fut pas le cas.
④ Didrik, présenté comme célibataire, ne l’était pas. Elgenstierna le croyait célibataire. Le registre des naissances de Sääksmäki atteste qu’il eut un fils, Magnus Johan, né le 16 juin 1697 de « Diderich Kuhlman et Mme Liskin Ståhlhana ».
⑤ Gerhard Henrik : fils de Peter ou de Johan ? Comme développé supra, Ramsay le classait parmi les fils de Peter. Borgström l’attribue plutôt à la branche Johan, en raison du terme « parent » (et non « frère ») employé dans les archives.
⑥ La propriété de Saaris attribuée à Didrik par erreur. Ramsay et Elgenstierna attribuaient Saaris (Tammela) au lieutenant Didrik. C’est inexact : Saaris appartenait à Gerhard Fredrik. Cette erreur provient d’une lettre de son petit-fils Gustaf Adolf Kuhlman (1764–65) à la Maison des Chevaliers de Suède, qui confond les deux branches — excusable car la propriété avait brûlé, les documents étaient perdus, et son père était décédé peu après.
⑦ Didrik Johan, présenté comme célibataire, ne l’était pas non plus. Elgenstierna affirmait qu’il était célibataire. Or il épousa en 1752 Maria Christina Alftan et mourut en 1755, laissant un enfant mort-né.
⑧ Le prénom de Gustava Borgström. Selon les actes, elle est appelée Gustava Jacobina (Hidén), Gustava Juliana (Tammela) ou Gustava Johanna (la lettre elle-même). Borgström tranche : son vrai prénom est Gustava Johanna, les autres variantes résultant de fautes d’orthographe dans les actes paroissiaux.

Les générations finlandaises : de Peter à l’extinction masculine
Lieux de présence des Kuhlman en Finlande : sépultures et blasons

Église de Tammela (Kanta-Häme)
Le site de mémoire le plus riche de la famille. On y trouve :
• Les armoiries funéraires de Gerhard Fredrik Kuhlman (1648–1691) ornées de ses épées, datant du XVIIe siècle — visibles sur le mur droit de l’église.
• La tombe de Saari, dans laquelle reposent : Gerhard Fredrik (inhumé le 17 février 1695), son épouse Elisabeth Pistolhielm (inhumée le 1er août 1742 à l’âge de 92 ans), leurs filles Elisabeth Juliana (†1742, 60 ans) et Anna Beata (†1754, 70 ans), et leur fils Erik Johan (†1735). Cinq membres de la famille dans le même caveau.
• Le manoir de Saaris voisin, racheté en 1687 par Gerhard Fredrik à l’amiral Lorentz Creutz et libéré de redevances par Charles XI en 1691, appartient aujourd’hui à la Fondation Kone, qui l’utilise comme résidence d’artistes.

Eglise de Tammela.
Eglise de Tammela. A droite le blason de Gerhard Fredrik (1648-1691)
Blason de Gerhard Fredrik (1648-1691).
Le manoir de Saaris voisin, racheté en 1687 par Gerhard Fredrik à l’amiral Lorentz Creutz.

Église de Tuusula / Tusby (Uusimaa, Grand Helsinki)
• Les manteaux funéraires en bois du tournant des XVIIe–XVIIIe siècles, appartenant aux familles von Berg, Kuhlman et Stålhane, sont conservés depuis la démolition de l’ancienne église en rondins (1735).
• Les armoiries d’Henrik Kuhlman y sont disposées depuis le 2 décembre 1694, date du transfert de sa dépouille depuis Tyrväntö.
• Le motif des armoiries Stålhane (verrou de roue de fusil) est intégré dans les armoiries municipales actuelles de Tuusula, témoignage vivant de l’influence de ces familles.

Blason d’Henrik Kuhlman (fils de Peter anobli Kuhlman, tab. 2) de Flattenberg et Mälkiäis. Eglise de Tuusula.
Eglise de Tuusula. Au centre, le blason d’Henrik Kuhlman, fils de Peter.
Église de Tuusula / Tusby (Uusimaa, Grand Helsinki).

Manoir de Mälkiäis à Tyrväntö (paroisse de Kulsiala)
Siège familial pendant plusieurs générations (Magnus Johan, Henrik, Didrik, Didrik Fredrik). Vendu en 1729 à Harald Nauclér après un incendie qui détruisit les archives familiales.

Manoir de Mälkiäis à Tyrvanto ayant appartenu à Magnus Johan (1648-1691)

Manoir de Kurkela à Wesilaks (Vesilahti)
Propriété de Magnus Johan (1653–1675) puis de Gerhard Fredrik (1676–1685). Premier établissement finlandais de la famille.

Laurila à Urdiala (village de Kehrois)
Propriété de Didrik puis de Didrik Fredrik, vendue à la mort de ce dernier (1730) à Harald Nauclér par sa veuve Helena Beata von Burghausen.

Le Maréchal de Finlande : l’héritage inattendu

Henrik Borgström était lui-même descendant du capitaine Johan Borgström et d’Anna Beata Kuhlman. La généalogie d’une famille d’officiers de la noblesse finlandaise du XVIIe siècle rejoint ainsi l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire européenne du XXe siècle. Anna Beata Kuhlman, fille de Gerhard Fredrik et d’Elisabeth Pistolhielm, épouse en 1711 à Tammela le quartier-maître Johan Borgström. De cette union descend, via les familles Borgström, von Wright et von Willebrand, le Maréchal de Finlande Carl Gustaf Emil Mannerheim (1867–1951) — commandant en chef lors de la Guerre d’Hiver (1939–1940) et de la Guerre de Continuation (1941–1944), puis Président de la République de Finlande de 1944 à 1946. Outre sa langue maternelle, le suédois, il parlait russe, allemand, anglais et polonais et usait toujours du français avec sa femme et ses enfants. Paradoxalement, Mannerheim n’a jamais parlé couramment le finnois (source wikipedia).

Sur les traces des Kuhlman en Finlande : Mini-guide du voyageur

« Un voyage sur les traces des Kuhlman, c’est traverser la Finlande du sud — entre lacs, forêts de bouleaux et vieilles pierres d’église — à la recherche d’une noblesse discrète qui a pourtant contribué à façonner l’identité finlandaise. »

Étape 1 — Helsinki : le point de départ logistique (1 jour)
Commencez par les Archives nationales de Finlande (Kansallisarkisto, Rauhankatu 17), où sont conservées les copies des documents utilisés par Borgström — notamment les livres de communion de Tyrväntö et les archives du régiment de cavalerie d’Uusimaa. À quelques kilomètres au nord, visitez la Maison des Chevaliers finlandais (Riddarhuset, Helsinki), où la lignée Kuhlman fut inscrite en 1822 sous le n°185 et où s’éteignit officiellement la branche masculine en 1893.
Distance depuis Helsinki vers l’étape suivante : 30 km nord

Étape 2 — Tuusula (Tusby) : les armoiries d’Henrik Kuhlman (demi-journée)
À 30 km au nord d’Helsinki, Tuusula est la première étape concrète sur les traces des Kuhlman. Rendez-vous à l’église de Tuusula pour y voir les manteaux funéraires en bois du tournant des XVIIe–XVIIIe siècles. Parmi eux, les armoiries d’Henrik Kuhlman, disposées là depuis le 2 décembre 1694. Observez également le blason Stålhane — le verrou de roue de fusil — intégré dans les armoiries municipales actuelles de Tuusula.
À noter : Tuusula est aussi la ville du peintre Pekka Halonen et du compositeur Jean Sibelius. La région du lac Tuusulanjärvi est l’un des berceaux culturels de la Finlande moderne.
Distance vers l’étape suivante : 120 km nord-ouest via la route 3

Étape 3 — Hämeenlinna : la ville de garnison (demi-journée)
Hämeenlinna est la ville de garnison du régiment de cavalerie d’Uusimaa et Hämeenlinna au sein duquel servirent Gerhard Fredrik, Didrik et Didrik Fredrik Kuhlman. Visitez le château médiéval de Häme (Hämeen linna), l’un des plus beaux de Finlande, qui constituait le centre administratif de la région. C’est ici que furent tenus les rôles du régiment qui ont permis à Borgström de retrouver les traces des différents membres de la famille.
Distance vers l’étape suivante : 45 km sud-ouest

Étape 4 — Tyrväntö / Kulsiala : le manoir de Mälkiäis (demi-journée)
L’ancienne paroisse de Tyrväntö (aujourd’hui intégrée à la commune de Hämeenlinna) fut pendant plus de cinquante ans le cœur de la présence Kuhlman en Finlande. C’est ici que se trouvait le manoir de Mälkiäis, possession successive de Magnus Johan (1661), Henrik (1675), Didrik (1701) et Didrik Fredrik (jusqu’en 1729). Visitez l’ancienne église de Tyrväntö — c’est là que fut d’abord inhumé Henrik Kuhlman en 1693, avant le transfert de sa dépouille à Tuusula. C’est également ici que s’éteignit Elisabeth Stålhane, veuve de Didrik, le 13 novembre 1739.
Distance vers l’étape suivante : 60 km ouest

Étape 5 — Vesilahti (Wesilaks) : les premiers domaines finlandais (demi-journée)
La commune de Vesilahti, au bord du lac Pyhäjärvi, abrite les sites des anciens manoirs de Kurkela et Halmeenmäki, premiers domaines finlandais des Kuhlman. C’est ici que Magnus Johan s’installa dans les années 1660 et que Gerhard Fredrik le suivit entre 1676 et 1685. Le paysage lacustre, préservé, donne une idée fidèle de l’environnement dans lequel vivaient ces cavaliers-propriétaires du XVIIe siècle.
Distance vers l’étape finale : 70 km nord-est

Étape 6 — Tammela : l’apothéose — blasons, tombeaux et manoir (1 journée)
Tammela est sans conteste le site le plus important pour le voyageur sur les traces des Kuhlman. Dans l’église de Tammela repose Gerhard Fredrik Kuhlman (1648–1691), inhumé le 17 février 1695 dans la tombe de Saari avec quatre autres membres de sa famille. Les armoiries funéraires ornées d’épées, datant du XVIIe siècle, sont visibles sur le mur de l’église. Les dates gravées sur le blason correspondent exactement aux dates retracées par Borgström.
Le manoir de Saaris : À quelques kilomètres de l’église, le manoir de Saaris — racheté par Gerhard Fredrik en 1687 à l’amiral Lorentz Creutz — appartient aujourd’hui à la Fondation Kone, qui l’utilise comme résidence d’artistes dans un cadre naturel exceptionnel. Les extérieurs sont visibles depuis le chemin d’accès. C’est ici que se consuma la destinée finlandaise des Kuhlman : le manoir brûla après la mort de Didrik Fredrik en 1730, emportant dans les flammes les lettres-boucliers et archives familiales — condamnant les générations suivantes à l’ignorance de leur propre histoire.
La promenade du souvenir : Depuis Tammela, suivez les routes de campagne en direction de Kangais — l’autre propriété de Gerhard Fredrik — dans un paysage de forêts et de champs cultivés inchangé depuis le XVIIe siècle.

Distance totale : environ 350 km en boucle depuis Helsinki. Durée recommandée : 5 jours. Meilleure saison : Mai–septembre (routes et campagnes accessibles).

Sur les traces des Kuhlman en Finlande. Carte : Etienne LAUDE

Sources principales : Henrik Borgström, Genos 24 (1953) ; Archives royales suédoises (RA) ; Archives de la guerre suédoises (SKrA) ; Archives paroissiales de Tyrväntö et Tammela ; Archives du manoir de Saaris ; Elgenstierna (1928) ; Jully Ramsay, Frälseätter i Finland ; Arajärvi, Vesilahden historia (1950).

Les régiments de dragons

Un dragon Suédois menant la charge. Dessin généré par IA, inspiré de Wilke.

En 1636, Johan Kuhlman était Lieutenant Colonel dans le régiment de Dragons commandé par le Colonel Jakob Bhoom parfois orthographié Bohm (1). Celui-ci avait pris ses fonctions en tant que Colonel le 1er Janvier 1633 et restera en poste jusqu’en décembre 1838.

Extrait des Rullors Suédois pour l’année 1636

Les troupes de Bohm furent engagées dans la même armée que celle de Gerhard Kuhleman, celle du Maréchal Wrangel. Johan Kuhleman, alors lui aussi Lieutenant Colonel auprès de Bohm participa aux mêmes batailles que son frêre, Gartz, Stargard et Saatzig, pour n’en citer que quelques unes.

Les dragons

La cavalerie est une force montée qui, historiquement, utilisait des chevaux pour se déplacer et combattre. La cavalerie suédoise était traditionnellement divisée en quatre types d’armement. Les hussards (cavalerie légère et rapide équipée de sabres et de pistolets), les carabiniers (cavaliers équipés de fusils courts – carabines – pouvant être maniés à cheval), les dragons (infanterie montée qui se déplaçait à cheval mais combattait à pied) et les kyrassiärer (cavalerie blindée équipée de lances, d’épées et de pistolets, que l’on peut décrire comme les héritiers des chevaliers médiévaux). Les soldats qui faisaient partie de la cavalerie étaient appelés cavaliers.

Les dragons avaient un armement plus proche de celui de l’infanterie. Selon Gualdo (2), Ces dragons ou mousquetaires à cheval étaient tous gens choisis, robustes et d’une valeur reconnue. Leur fonction était de soutenir la cavalerie et quand l’occasion s’en présentait, ils mettaient pied à terre dans un poste avantageux et faisaient feu sur l’ennemi. Si le combat s’engageait mal, ils remontaient à cheval et regagnaient l’armée. Ils pouvaient aussi servir d’escorte aux convois, formaient une embuscade à la hâte, battaient l’estrade, montaient à l’assaut, enfin, il n’y a point à la guerre de services que cette troupe ne rendit. Ces dragons étaient armés de mousquets ordinaires, dont la mèche était tournée sur un petit bois qu’ils fichaient à la têtière de leurs chevaux. Leur épée était courte et à l’arçon de la selle pendait une petite hache qui servait à couper le bois, à abattre des palissades, etc. Mais, au contraire des impériaux, les dragons suédois combattaient le plus souvent à cheval, quoiqu’ils missent pied à terre au besoin. Ils composaient la cavalerie légère de Gustave-Adolphe.

Dragons Suédois pendant la guerre de Trente ans. Aquarelle de Wilke (3).

(1) Jacob Larsons Bohm était le beau-frère de Johan Kuhlman. Dans un article précédent, j’ai précisé les raisons qui m’ont amené à m’intéresser à ce personnage. Jacob est né le 27 février 1601 à Örebro en Suède et est décédé le 11 sept 1643 (à l’âge de 42 ans) à Marienfließ dans le Brandenburg dans des circonstances sur lesquelles nous reviendrons.

(2) Galeazzo Gualdo Priorato ou plus simplement Gualdo Priorato (né à Vicence le 23 juillet 1606 – mort en 1678), comte de Comazzo, est un homme de guerre, héritier des condottieri de la Renaissance, diplomate et l’un des plus féconds historiens de l’Italie. Témoin important de son époque, grâce à une écriture fluide et une capacité impressionnante de recueillir les informations, Galeazzo Gualdo Priorato eut une vie extrêmement active, qui le porta à se mettre au service de plusieurs puissances. Son Historia delle guerre di Ferdinando II d’Asburgo e Ferdinando III d’Asburgo imperatori e del re Filippo IV di Spagna contro Gustavo Adolfo, re di Svezia e Luigi XIII, re di Francia (1641) le rendit célèbre dans toute l’Europe.

(3) Karl Alexander Wilke, né le 16 juillet 1879 à Leipzig † mort le 27 février 1954, est un peintre, illustrateur et scénographe germano-autrichien.

La prise de Breslau par Gerhard Kuhlman, mai 1634

Breslau en 1650, gravure de Matthäus Merian.

L’armée Suédoise s’était aventurée bien au sud de l’Allemagne et rencontrait des difficultés car loin de ses bases de Poméranie. Le Général confia une mission bien spéciale à Gerhard. Il fut chargé de rechercher des alliés au sud de la Bavière et essayer de les convaincre de venir en aide à l’armée Suédoise. Nous connaissons cette histoire car Gerhard a laissé une lettre adressée au Généralissime Baner (1), conservée aux archives de Suède. A son retour, Gerhard fait le siège de la ville de Breslau…

« Breslau le 24 mai 1634, (2)

Eminence,

J’ai été très honoré de votre lettre en date du 9 mai et reçue le 19 que j’ai reçue avec une grande fierté et une très grande reconnaissance. Nous avons été particulièrement fructueux et avons donc réussi à avancer en ces lieux, et ce grâce aux Danois qui, dans leur retraite nous ont communiqué des informations précieuses. La forêt de Streüchlende a été conquise et les plans ont été respectés. Je vous remercie des faveurs gracieuses que vous m’avez accordées (3). Notre camp a été renforcé ces jours-ci par 120 livres de provisions et de munitions en provenance d’un certain tribunal et de la garnison d’Attstark , mais je m’étais permis de demander humblement à son Excellence une aide complémentaire de 50000 livres de pain, des bouchardes (4), bêches et pioches et comme le chaland avec tout l’équipement nécessaire est arrivé promptement, nous avons pu franchir le col de Gloÿandz (5) puis remonter le fleuve de l’Oder en Silésie et au passage conquérir une que les alliés français convoitaient.

Gravure de Belsazar Hacquet (1782) premier dessin connu du Großglockner.

Le Commissaire Général de la ville de Breslau, le Colonel Witzthumb semble avoir gardé un peu de pouvoir auprès de la population, sans que l’on sache encore très bien ce qui est arrivé précisément aux Suédois. Mais Il y a plusieurs milliers de survivants et de l’argent a été collecté et envoyé au quartier général. La Suisse ne semble pas être divisée mais il est préférable de rester en paix avec eux. Récemment, ils ont franchi la frontière du col de Kreÿer à Struppen. Le Procureur de la Cour d’appel de Cologne, Caspar von Ulrich, pour qui les provinces rurales ne sont pas les moins importantes n’étaient pas moins inquiets. Tous ont été molestés par les Impériaux puis déshabillés et ont ainsi été traités très honteusement.

Je dois vous faire part également, votre Excellence de ce que j’ai entendu de la part des Saxons à Chur (6) : le blé du côté polonais de l’Oder a été saisi, emmené et mis à l’abris et il a été constaté beaucoup de résistance de la part des habitants des petites villes de Bohème. La ville de Breslau est donc considérablement réduite en provisions et la population s’était déjà plainte de beaucoup de choses auparavant car les impériaux avaient commencé à détruire et à ruiner les villes de la région, comme Reinbach, Strigen, Schweinitz et d’autres endroits. Mais à présent, tous les passages et cols de Silésie ne pourront plus à présent être empruntés par l’ennemi. Les Bohémiens vont être pris en otage par l’ennemi puissant.

Plateau en face de Breβlow, le 3 juin/24 mai 1634 »
Signé Gerhard Kuhlman.

Lettre de Gerhard Kuhlman au Généralissime Banér datée du 24 mai 1634. Archives de Suède.

(1) Johan Banér, ou encore Jean Gustavson Baner, vulgairement appelé Banier, né le 23 juin 1596 à Djursholm et mort le 10 mai 1641 à Halberstadt, est un commandant en chef suédois à l’époque de la guerre de Trente Ans.

(2) Wrocław, en allemand : Breslau, est la troisième ville de Pologne aujourd’hui par sa population (672 929 habitants), la cinquième par sa superficie (293 km2), et l’une des plus anciennement fondées (vers l’IXe – Xe siècle).

(3) Nommé, à la suite de ce coup d’éclat, Lieutenant-Colonel à l’âge de 25 ans.

(4) La boucharde est un marteau à tête découpée en « pointe-de-diamant » avec lequel le tailleur de pierre achève de tailler les pierres dures dégrossies au ciseau.

(5) Col du Grossglockner (route de haute montagne en Autriche). Le massif culmine à 2054 m d’altitude.

(6) Coire (en allemand : Chur ; en romanche : Cuira ; en italien : Coira) est une commune et une ville suisse, chef-lieu du canton des Grisons et de la région de Plessur.

Un document exceptionnel

Au fil du temps il est indéniable que des documents sources, importants ou pas, tels que vieilles lettres ou parchemins, finissent par se perdre soit par inadvertance ou manque d’intérêt. Parfois ces documents sont juste égarés et personne ne sait où les chercher et puis on les perd de vue. Mais, si j’en crois pas le nombre significatif de documents que j’ai pu retrouver « dans la nature » au cours de ces 30 dernières années, tout espoir reste permis…

Telle est l’histoire de cette lettre patente de la famille Kuhlman que je viens d’acquérir en décembre 2025 dans une vente aux enchères… Il s’agit d’une copie certifiée en 1896 du dossier n°467 conservé au Riddarhuset de Stockholm. Ce dossier pesant plus de deux kilogrammes et contenant, un blason dessiné et cacheté, quatre grandes tables généalogiques accompagnées de nombreux autres documents dont une copie certifiée datant de 1892 de la lettre d’anoblissement par la Reine Christine, était en possession d’un brocanteur, diantre ! … qui fort heureusement le mit en vente.

Lettre de Patente des Kuhlman. On distingue clairement le sceau du Riddarhuset et la signature de son secrétaire.
Première table du document à partir de Johan Kuhlman de Jamawitz.
2e table avec la descendance de Peter Kuhlman.
3e table, la descendance de Hinric (Heindrich) Kuhlman, petit-fils de Johan.
table 4, le fils de Johan Kuhlman, Henrik décédé à Gadebush en 1720 et ses fils Joachim Adolf et Johan.

Cet ensemble de documents contient de nouvelles informations essentielles dont la date de naissance exacte de Heindrich Kuhlman né le 2 novembre 1693 à Gadebush (Mecklenburg-Vorpommern) et décédé à Norrköping le 24 septembre 1765. Ou encore la confirmation son père Henrik est mort à Gadebush vers 1720 à l’âge de 70 ans environ et qu’il était échevin et bourgeois. Joachim Adolf apparait dans ces feuillets, né à Gadebush, il devient bourgeois de Norrköping en 1721, cinq ans avant Heindrich. Je pressentais déjà la proximité entre Joachim Adolf et Heindrich après avoir identifié l’épouse de Joachim Adolf comme marraine de Henric (1731-1870) , frère ainé de Johan (1738-1806). Le parcours militaire du troisième frère, Johan est également indiqué tout comme sa date de naissance en 1692 à Gadebush toujours.

Nous savons enfin que l’épouse de Heindrich se nommait Dorothéa Rawen. D’autres informations figurent dans cette « mine » qui me permettront d’alimenter en articles ce site.

Comment un tel document a-t-il pu se retrouver chez un brocanteur Bruxellois ? Il est maintenant entre de bonnes mains…